x - Insigne Tissu - Télégraphiste - Descriptif - Attributs de fonction


Un insigne pour chaque spécialité

L’insigne de spécialité marque une fonction spécifique attribuée à un militaire.

 En 1796, l’administration des télégraphes du Ministère de l’Intérieur détache auprès des Armées le personnel qualifié et le matériel pour assurer un service de communication à distance. En 1867, un service de télégraphique des armées est institué. Sept années plus tard, c’est à nouveau l’administration des télégraphes qui reprend à sa charge les transmissions militaires.

Le service de télégraphie militaire est organisé le 14 novembre 1874. Ce service est composé d’agents civils militarisés placé sous la double tutelle du Ministère de l’Intérieur et de celui de la Guerre. L’insigne (JMO du 21 février 1876) se compose d’une étoile de laquelle émergent de chaque côté trois éclairs (symbole de l’électricité). Cet insigne est porté sur le képi et sur les pattes de collet : argent pour les cadres et bleu clair pour la troupe.

 


A partir de 1884, les spécialistes télégraphistes des corps de troupe (sections d'état-major, cavalerie, infanterie puis sapeurs du génie) portent sur la manche gauche un insigne identique à celui du service de la télégraphie militaire. Il est brodé sur fond écarlate pour les sections d’état-major, l'infanterie et le génie - garance pour la cavalerie - jonquille pour les chasseurs à pied et les chasseurs d'Afrique.

L'étoile et les foudres sont brodés bleu ciel pour la troupe, cannetille d'argent et paillettes pour les sous-officiers.

Le 15 mai 1902, les spécialistes du 8e génie arborent l'insigne sur la manche droite comme insigne de service.

 Au début des années 1910, les insignes de spécialités sont de couleur garance sur un fond gris de fer bleuté, couleurs en rapport avec la tunique gris de fer foncé et pantalon garance alors en vigueur.

  


 En 1910, un insigne de la télégraphie sans fil pour les sous-officiers rengagés chefs de poste radiotélégraphique du 8e génie est brodé en cannetille or, il est de même conception que celui du service de la télégraphie militaire mais l'étoile est remplacée par les lettres TSF. La lettre du T, plus grande, est placée au centre. Mais la lecture du sigle donne STF au lieu de TSF. Pour pallier cet inconvénient de nombreux écussons ont été brodés dans l'ordre du sigle.

A partir de novembre-décembre 1914, lorsque la nouvelle capote Poiret de couleur bleue commence à être distribuée, les insignes de spécialité rouge garance présent sur l'ancienne capote doivent être recousus sur la nouvelle.

 


 Après la tunique gris-de-fer foncé et le pantalon garance succède, en 1915, une tenue moins voyante : la tenue en drap bleu horizon pour les métropolitains et kaki pour les troupes coloniales. L'insigne des télégraphistes est théoriquement brodé de la couleur des chiffres et soutaches sur un support de drap bleu clair ou kaki. Cette mesure est destinée à faire disparaître les insignes de couleur rouge garance, jugés trop voyants

Ces insignes sont reproduits sous de nombreuses couleurs et variantes réglementaires, artisanales, voire civiles. A des fins de simplification, une directive du 16 septembre 1916 impose les couleurs bleu foncé sur fond bleu horizon pour l’infanterie, kaki foncé sur fond kali pour les troupes d’Afrique. Les chasseurs à pied, alpins ou cyclistes conservent exceptionnellement la couleur verte sur bleu foncé. Les insignes pour les officiers sont de couleur or.

 


Le service de la télégraphie militaire est réorganisé par le décret du 14/11/1931 en prend l'appellation de corps spécial de la télégraphie militaire. Le 7/10/1936, il reçoit les nouvelles distinctives en matière d'uniforme qui se rapprochent de celle du Génie.
Idem pour les sections d'électriciens de campagne, créées par décret du 14/02/1929. L'uniforme et les distinctives sont fixé le 7/11/1934 et identiques à celles du Génie également.

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Insignes réglementaires ou non de 1901 à la période de la Grande Guerre pour les fonctions particulières des Armes :

 -       Monteur de ligne de 1ère classe : poteau télégraphique avec deux isolateurs et deux fils.

-       Sapeur colombophile : pigeon aux ailes déployées brodé.

-       Signaleur optique : insigne identique à celui des télégraphistes avec ajout des lettres S et O.

-       Sous-officier télégraphiste optique : fanions croisés, lettres T et O.

-       Télégraphie optique : composé des lettres T et O entourées de chaque côté par trois éclairs.

-       Télégraphiste manipulant de 1ère classe : manipulateur brodé ou découpé.

-      Télégraphie par le sol : insigne identique à celui de la télégraphie sans fil mais les lettres TSF sont  remplacées par TPS.

-       Insignes divers et fantaisistes.

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Extrait du règlement du Génie de 1931

 

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L  Le BO du 22 mars 1938 présente les attributs de fonction d'insignes cousus sur les manches : rouge pour la troupe et doré ou argenté pour les cadres, notamment le losange TE (Transmissions Electricité).



Recensement des divers écussons de spécialités. 
































Bande VHF au début de l'aéronautique, dans les spécialistes de l'armée de l'air vers les années 50 et aussi dans l'armée de terre à cette même époque dans différents fabrications.

























 
Télégraphie optique - Variante fantaisie ! 


 Télégraphie Par le Sol









HGF - GHF
Hight Global Frequency. Technicien !
 


TSF sur roue dentée et foudres. Technicien radio !




Electromécanicien





x - Insigne tissu - Transmissions

 

Le port du losange de bras en forme de losange « dénommé modèle 45 » est officialisé le 15 février 1945. De dimensions 75mm de haut sur 55mm de large, il est destiné à être cousu à 150mm de la couture d’épaule de la manche gauche.

Les écussons se différencient par la couleur du drap de fond ou velours, le nombre de soutaches, le numéro, l’attribut…

Les soutaches, généralement en fil de rayonne, bordent les côtés du losange. Les attributs et numéros sont en fil de rayonne (coton) pour la troupe, en laminette ou rayonne pour les sous-officiers (fil or ou argent) et broderie cannetille (fil or ou argent) avec ou sans paillettes pour les officiers. Selon l’époque, on trouve de nombreuses variantes, voire erreurs : écusson en forme de patte de collet (dont les deux côtés du haut sont plus petits que ceux du bas, appelés aussi cerf-volant), des attributs et numéros en métal,... Des tissus lavables et irrétrécissables sont destinés aux troupes coloniales.

La couleur des soutaches et du fond caractérise l’arme, la subdivision, le corps ou service d’appartenance. Pour les transmissions, le drap est en velours, le nombre de soutaches 2 pour les troupes métropolitaines et 3 pour les troupes d’Afrique. De nos jours, par tradition des formations d’AFN, certaines unités métropolitaines arborent trois soutaches.

 Les chiffres et attributs sont généralement de la même couleur que les soutaches pour la troupe (bleu ciel pour les transmissions, mais on en trouve de couleur bleu roi) et de la couleur des boutons d’arme pour les cadres (or pour les transmissions).

Il existe aussi de nombreux losanges avec attributs non réglementaires ou plus ou moins de fantaisie à l’initiative de certains chefs de corps ou commandes personnelles.

L’écusson modèle 45 se porte sur les effets : capote ou manteau de drap, blouson en drap, vareuse en drap modèle troupe et chemise de tenue d’été et veste de treillis en tenue de parade.

Sur les chemises de la tenue d’été, l’écusson de bras est amovible. Il est doublé d’un drap de distinction de même couleur, la fixation est réalisée sur des brides avec quatre d’agrafes de type ‘camil’s’.

L’instruction du 27 juillet 1990 relative aux tenues et uniformes des militaires des militaires des armes et services de l’armée de terre a supprimé les écussons de bras. L'instruction 10300/DEF/EMAT/LOG/ASH - DEF/DCCAT/LOG/REG du 13 juin 2005 les remet en service.


Inventaire des losanges de bras, avec variantes de fabrication, réalisés lors des différentes périodes, conflits, OPEX ...